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La carte routière Bison Futé des itinéraires BIS
Qu’est-ce qu’un bouchon ?
Pourquoi une journée d’interdiction de circulation pour les autocars transportant des enfants ?La carte routière Bison Futé des itinéraires BIS
Les itinéraires BIS
Dès 1976, le ministère chargé des transports a développé des actions permettant la répartition dans l’espace des flux de trafic, notamment lors des grandes migrations saisonnières, et proposé la mise en place des itinéraires BIS qui ont fait l’objet, jusqu’en 2003 d’une édition sous forme de carte : « la carte Bison Futé ».
A l’origine, les itinéraires BIS avaient une vocation « touristique ». Il s’agissait d’offrir aux usagers de la route la possibilité d’emprunter, sur une longue distance, des itinéraires alternatifs aux grands axes, permettant d’éviter les encombrements.
Ce principe ayant évolué, la carte Bison Futé des itinéraires BIS n’avait plus sa raison d’être :
d’une part, les itinéraires BIS sont devenus de véritables itinéraires de délestage conseillés aux usagers lorsque la charge de trafic devient trop importante sur une section autoroutière ou lorsqu’il s’y produit un incident ou un accident réduisant fortement l’écoulement du trafic. Dans ce cadre, ils font partie des opérations spécifiques de régulation du trafic appelées « opérations PALOMAR » développées sur les axes autoroutiers les plus fréquentés. Ces opérations programmées à l’avance, sont déclenchées dès qu’un certain nombre d’indicateurs de trafic atteint un seuil critique. Dans ce cas, au niveau des échangeurs autoroutiers, il est indiqué aux automobilistes s’ils peuvent accéder à l’autoroute ou encore s’il est souhaitable de quitter l’autoroute et d’emprunter un itinéraires Bis ou de délestage ;
d’autre part, le réseau autoroutier s’est considérablement développé. Il s’est maillé progressivement, offrant ainsi de plus en plus de solutions alternatives lors des grandes transhumances. Ces itinéraires autoroutiers alternatifs de longue distance sont repris sur toutes les cartes routières.
Pour n’en citer que quelques-uns :
l’autoroute A75, dite la Méridienne
Elle relie Clermont-Ferrand à Pezenas et traverse 6 départements (le Puy de Dôme, la Haute-Loire, le Cantal, la Lozère, l’Aveyron et l’Hérault).
Cet axe de transit Nord-Sud facilite les trajets entre l’Europe du Nord et la région parisienne d’une part, l’Espagne et l’ouest de la façade méditerranéenne, d’autre part. C’est donc une alternative aux autoroutes de la vallée du Rhône et de l’arc languedocien :
Paris-Béziers par Clermont-Ferrand et l’A75
Paris-Béziers par Lyon, l’A7 et l’A9
Elle complète d’autre part le maillage autoroutier en s’intégrant au réseau constitué par l’A71 (Orléans-Clermont-Ferrand), l’A89 (Bordeaux-Clermont-Ferrand-Lyon) et la RN88 (Lyon-Toulouse).
l’autoroute A5
Elle a été construite entre 1990 et 1995 pour désengorger l’A6 aux abords de Paris. Au sud, elle se sépare de l’A6 au niveau du plateau de Langres et rejoint la région est de l’Ile-de-France.
Les routes européennes E54, E511 et E17 passent par l’A5. Avant que l’A5 rejoigne Troyes, la section entre Troyes et Langres s’appelait A26.
La section Sens-Troyes fait partie du grand contournement de Paris.
l’autoroute A39
Également appelée l’Autoroute Verte, l’A39 dessert notamment Dijon, Dole, Bourg-en-Bresse.
l’autoroute A28
La mise en continuité autoroutière de cette autoroute, entre Rouen et Tours depuis le mois de décembre 2005, permet de traverser la France du nord vers la façade atlantique ou la frontière espagnole sans passer par la région parisienne et l’autoroute A86 qui est l’une des voies les plus encombrées d’Europe.
Qu’est-ce qu’un bouchon ?
C’est l’accumulation, sur une ou plusieurs files continues et sur une distance d’au moins 500 mètres, de véhicules progressant à une allure très lente et par bonds.
Les bouchons se quantifient en volume d’encombrement et s’expriment en heures.kilomètres (HKM). Le volume est calculé ainsi : produit de la durée du bouchon (exprimé en heures) par la longueur moyenne (exprimée en km) ramenée à une file.
Exemple :
09h30 2 km sur 2 files soit 4 km sur 1 file,
10h30 1 km sur 2 files soit 2 km sur 1 file,
13h30 fin du bouchon.
Ainsi, le volume est de : (4 km x 1h) + (2 km x 3h) = 10 h.km

Cette mesure du bouchon est peu significative pour les usagers. Elle représente en fait un nombre global d’heures perdues par des véhicules qui ont été pénalisés par les encombrements. Ainsi les 10 h.km de l’exemple représentent environ 500 véhicules ralentis une heure (ou bien 250 véhicules ralentis 2h).
Une analyse plus fine devrait intégrer le taux de remplissage des véhicules qui est différent selon les périodes (plus d’usagers seuls dans leur voiture durant les pointes quotidiennes des grandes agglomérations, et plus de familles bloquées sur les routes des vacances d’hiver et d’été). Le nombre d’heures perdues serait donc à majorer pour les bouchons des jours de grands flux migratoires, puisque les véhicules sont plus remplis. Mais les outils de mesure automatiques ne permettent pas aujourd’hui de déterminer le nombre d’occupants des véhicules. Ce n’est que dans des études à caractère socio-économique que ce paramètre (connu statistiquement) peut être pris en compte. Les exploitants des réseaux routiers mesurent donc leurs bouchons en heures.kilomètres.
Par ailleurs, le bouchon ne sera pas ressenti de la même façon par tous ceux qui le traverseront, car dans les moments de sa formation ou de sa résorption, les temps perdus seront plus cours qu’au cœur même de la perturbation. En outre, la demande de trafic (donc la file d’attente) fluctue. Schématiquement, dans l’exemple précédent, en supposant que la vitesse de « traversée du bouchon » soit stable, le temps de traversée était deux fois plus long la première heure (longueur de file deux fois plus longue) que les trois heures suivantes, bien qu’il s’agisse pour l’exploitant routier du seul et même bouchon.
Une autre incompréhension entre les usagers et l’exploitant routier résulte du fait qu’on ne peut véritablement mesurer un bouchon que lorsque celui-ci est terminé, afin de déterminer son volume global en h.km. Aussi Bison Futé utilise t-il également la notion de cumul d’encombrements qui est plus perceptible par les usagers : il s’agit de répondre à la question : quel linéaire de routes est actuellement encombré, ou quel a été l’encombrement maximum du réseau routier de la journée ?. On additionne alors tous les linéaires simultanés des bouchons (pour l’exemple plus haut le bouchon est de 2km de 9h30 à 10h30 puis de 1 km de 10h30 à 13h30).
Ce cumul d’encombrements, exprimé en kilomètres, a pour principal défaut de mélanger des événements d’importance différente, car les autoroutes et voies express ont généralement plus de files de circulation que les routes ordinaires ; mais il représente assez bien « la photo instantanée » de la journée, et les seuils de Bison Futé sont recalés sur les pics d’encombrement de la journée pour la France entière :
inférieur à 150 kilomètres = on reste dans le vert ;
de 150 à 350 kilomètres = on passe à l’orange ;
de 350 à 600 kilomètres = on vire au rouge ;
plus de 600 kilomètres = le noir est atteint.
Le record absolu d’encombrements recensés au CNIR fut enregistré le samedi 4 août 2007 à 12h30 avec 842 km de bouchons cumulés, ce qui correspond à la liaison Paris - Toulon totalement embouteillée.
Pourquoi une journée d’interdiction de circulation pour les autocars transportant des enfants ?
Le 31 juillet 1982, sur l’autoroute A6 à la hauteur de Beaune, un accident de la route, impliquant un autocar transportant des enfants a causé la mort de 53 personnes dont 44 enfants de 6 à 15 ans originaires de l’Oise .
A la suite de cet accident, le plus meurtrier que la France ait connu, des mesures de sécurité ont été prises, telles que la réduction de vitesse maximale autorisée pour les cars, le temps de conduite pour les conducteurs de transport en commun, ... et enfin, l’interdiction de circuler pour les véhicules affectés au transport en commun de personnes de moins de 18 ans.
Cette interdiction intervient le jour le plus chargé de l’année, qui se situe généralement pendant le week-end du chassé-croisé de l’été : fin juillet/début août.
En 2009, la restriction de circulation est élargie à l’ensemble des jours d’été concernés par des prévisions de trafic extrêmement difficiles, classés NOIR par Bison Futé.
Conformément à l’arrêté du 6 février 2009 paru au J.O. le 18 février 2009, la circulation des transports en commun d’enfants sera interdite le samedi 11 juillet 2009, jour de premiers grands départs en vacances, et le samedi 1er août 2009, jour du chassé-croisé de l’été.
L’interdiction vaut pour l’ensemble du réseau routier et autoroutier de 00 heure à 24 heures.




Conditions de circulation en France
