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Les routes et le développement durable

La politique routière doit répondre aux facteurs de développement de la société, aux besoins de mobilité des hommes tout en se conformant aux objectifs assignés par la politique environnementale comme la réduction de la pollution et la préservation de la biodiversité.

Les enjeux du développement durable ont pris ces dernières années une nouvelle dimension associé à une prise de conscience collective. Le Grenelle de l’Environnement lancé en 2007 et la Stratégie Nationale de Développement Durable pilotée par le ministère de l’écologie définissent des orientations pour le déploiement d’une politique des transports capable de répondre à ces enjeux.

Dans le domaine des transports, la politique routière doit donc prendre en compte cette démarche à tous les stades de mise en œuvre d’un aménagement routier. De la conception à la construction et de l’entretien à l’exploitation de la route, des mesures de développement durable sont mises en application par les services routiers de l’État.

Ainsi, à titre d’exemples, les actions suivantes sont menées par les directions interdépartementales des routes sur le réseau national non concédé :

  • La gestion raisonnée des dépendances vertes (fauchage raisonné, réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires, gestion spécifique des plantations et arbres d’alignement, lutte contre le développement des plantes nuisibles ou invasives, prise en compte des risques incendie,...) ;
  • La gestion des déchets d’exploitation (communication sur les bonnes pratiques auprès des usagers, lutte contre les dépôts sauvages aux abords des routes, campagne de nettoyage avant chaque fauchage, tri sélectif sur les aires et dans les centres techniques pour les déchets « valorisables », aménagement du stockage des déchets, mise en place des filières d’élimination et de traitement des déchets,...) ;
  • La mise en œuvre d’un bilan carbone et plan de réduction des émissions, ;
  • Les clauses d’insertion sociale dans les marchés d’entretien.

Pour en savoir plus, consultez Nos routes autrement (format pdf - 2.6 Mo - 15/11/2013).

Routes du Futur : des routes solaires pour éclairer les villes

La Ministre de l’écologie et de l’énergie, Ségolène Royal, a annoncé d’ici à 5 ans, la création de 1 000 kilomètres de routes solaires en France.

Le principe consiste à recouvrir la surface des routes et des parkings pour y installer des dispositifs photovoltaïques et ainsi produire de l’énergie grâce au soleil. Ces routes dites "à énergie positive" sont capables de produire de l’électricité qui peut être récupérée pour des usages immédiats ou stockée. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, un seul kilomètre de route assurera l’éclairage d’une ville de 5 000 habitants.

Le 21 mars dernier, le premier chantier a été inauguré par la Ministre de l’écologie et de l’énergie à Marseille, avec la pose d’une plaque photovoltaïque sur le centre d’exploitation de la future rocade L2. Un plan d’investissement s de 5 millions d’euros est prévu pour le déploiement de ces projets de routes ou parkings solaires en France.

La route solaire s’inscrit pleinement dans les engagements de la France pour la réduction des gaz à effets de serre. Ce programme conjugue technologie française et création d’emploi par la "croissance verte".